ARTISTS
All A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z 0-9

Starsailor
Genre : Pop-Folk, Pays : UK
Le groupe de Wigan - une ville d’Angleterre d'où est issu The Verve - marche sur les traces de ses aînés. Starsailor travaille un rock très mélodieux, dominé par des guitares acoustiques, un piano omniprésent et le chant de James Walsh, habité à la fois de ferveur, de lyrisme et de mélancolie

Les pêcheurs d’étoiles… Derrière cette appellation empruntée à une chanson de Tim Buckley se cachent quatre jeunes Anglais dépassant à peine vingt-trois ans en moyenne, avec le look de votre voisin de palier. Pas de cuir (faussement ?) vieilli à la The Strokes, ni de tenues soignées à la White Stripes. Les Starsailor ont émergé peu ou prou en même temps que la kyrielle de groupe en « The » mais n'ont rien à voir avec eux.

Une voix proche de celles de Buckley fils et de Tom Yorke, des ballades tristes et énergiques, des cordes, une guitare acoustique... James Walsh (guitare, chant) et ses compères James Stelfox (basse), Ben Byrne (batterie) et Barry Westhead (clavier) avaient pour simple ambition d'atteindre la première place des charts anglais avec des compositions romantiques et soignées. Leur premier disque, « Love is her » produit par Steve Osborne (U2, Placebo), atteignit la deuxième.

On se souvient des morceaux tragiques (« Alcoholic » qui brossait le portrait d’une Angleterre du Nord ravagée par les crises économiques et les désastres sociaux de la fin des années 80) et de leurs belles envolées lyriques (« Lullaby »).

Depuis, les petits Anglais ont fait du chemin. Et surtout, ils ont rencontré Phil Spector, producteur mythique des Beatles qui, au final, signe deux titres de « Silence is easy » dont le single éponyme, merveille d'orchestration. Le nouvel opus est, dans l'ensemble, plus énergique et plus fouillé que le précédent, et James Walsh a définitivement renoncé à chanter comme Jeff Buckley pour trouver sa propre voix.

Certes, le groupe doit beaucoup à ce seul James Walsh, gueule et voix d'ange, troublant de fragilité, presque habité par sa musique. Drôle aussi lorsqu'il tente des chorégraphies maladroites. Emouvant lorsqu'il reprend « Hallelujah » de son idole, seul avec sa guitare acoustique. Sympa lorsqu'il accepte sans rechigner de signer les affiches des fans. Mais c’est le quatuor au complet qui brille sur scène par l’énergie qu’il développe pour défendre son pop/rock/folk.
Partager :
Loading...



sitemap